Guerre en Ukraine : dernières nouvelles du front en février 2026

Trois ans après l'offensive russe de février 2022, la guerre en Ukraine dernières nouvelles du front 2026 dessinent un conflit figé mais loin d'être gelé. Les lignes de contact ont peu bougé depuis l'automne 2025, pourtant les pertes humaines continuent de s'accumuler — plus de 500 000 victimes militaires estimées des deux côtés selon les renseignements occidentaux. Pour qui cherche à comprendre où en est réellement la situation, au-delà du flux quotidien de dépêches, cet article propose un triple éclairage absent de la couverture habituelle : bilan territorial comparé 2025-2026, impact humanitaire et économique chiffré, et conséquences directes pour les Européens./p>
Où en est la guerre en Ukraine en février 2026 ? Bilan de la situation militaire
Le conflit russo-ukrainien entre dans sa quatrième année sans perspective de cessez-le-feu crédible. Début 2026, la Russie maintient environ 600 000 soldats déployés sur le théâtre ukrainien, alimentés par un recrutement continu de 30 000 hommes par mois. En face, les forces ukrainiennes, estimées à 800 000 mobilisés, font face à un épuisement croissant des unités d'infanterie expérimentées, compensé en partie par une montée en puissance des capacités de frappe à distance.
Les faits marquants depuis fin 2025
Plusieurs événements ont redistribué les cartes sur le front ukrainien ces derniers mois. L'interruption du service Starlink en zone de combat, décidée fin 2025 sous pression politique américaine, a désorganisé les communications tactiques ukrainiennes pendant plusieurs semaines avant que des alternatives européennes prennent partiellement le relais. Côté russe, le déploiement du TOS-3 Dragon, nouveau lance-roquettes thermobariques à portée étendue, a accru la pression sur les positions fortifiées du Donbass.
L'Ukraine a riposté sur un autre terrain : la guerre cybernétique s'est intensifiée avec des attaques ciblant les infrastructures logistiques russes — chemins de fer, oléoducs, systèmes bancaires régionaux. Selon les services de renseignement estoniens, ces opérations auraient ralenti de 15 % l'acheminement de munitions vers la ligne de contact au dernier trimestre 2025.
Situation des lignes de front en février 2026
- Donbass : la Russie grignote du terrain à l'ouest de Pokrovsk, mais les gains se mesurent en centaines de mètres par semaine, au prix de pertes élevées
- Zaporijjia : le front reste quasiment figé depuis l'été 2025, les deux camps s'y étant enterrés dans des défenses en profondeur
- Kherson (rive gauche) : l'Ukraine conserve plusieurs têtes de pont, sans parvenir à les élargir de manière décisive
- Axe nord (Soumy-Kharkiv) : les incursions russes de 2025 ont été contenues, mais la menace fixe d'importantes réserves ukrainiennes loin du Donbass
La situation militaire en Ukraine aujourd'hui dessine un conflit d'attrition où la capacité industrielle fait la différence. La Russie produit désormais près de 3 millions d'obus par an, tandis que l'aide occidentale — fragmentée depuis le changement d'administration à Washington — peine à garantir les volumes promis. Le bilan de ce début 2026 reste celui d'une guerre lente, coûteuse, où aucune percée stratégique ne se profile à court terme./p>
Carte du front ukrainien : évolution territoriale de 2025 à février 2026
Entre janvier 2025 et février 2026, la ligne de front du conflit russo-ukrainien a connu des modifications lentes mais continues. Selon les données compilées par l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), les forces russes ont progressé d'environ 2 300 km² sur l'ensemble de la période — un rythme comparable à celui de 2024, loin de la percée décisive espérée par Moscou.
Les axes de pression russe
Trois secteurs concentrent l'essentiel des combats depuis un an. L'axe Pokrovsk, dans le Donbass occidental, reste la priorité stratégique russe : les troupes ont grignoté entre 15 et 20 km en profondeur, sans réussir à encercler la ville. Plus au nord, le secteur de Koupiansk fait l'objet de pressions régulières, avec des tentatives de franchissement de l'Oskil qui se soldent par des gains limités à quelques villages. Le sud du Donbass, autour de Vuhledar — tombé fin 2024 — sert désormais de base arrière pour des poussées vers Zaporijjia./p>
- Pokrovsk : progression russe de 15-20 km, mais la ville n'est pas encerclée
- Koupiansk : combats de position le long de l'Oskil, gains marginaux
- Sud Donbass : consolidation russe post-Vuhledar, pression vers l'ouest
Résistance ukrainienne et rythme du conflit
Côté ukrainien, la situation militaire repose sur une défense en profondeur. Les fortifications érigées autour de Pokrovsk et sur la ligne Zaporijjia ralentissent chaque avancée russe au prix de pertes élevées des deux côtés. Ponctuellement, des contre-attaques locales permettent de reprendre des positions — comme à Robotyne fin 2025, où un saillant russe a été résorbé.
Le front ukrainien en ce début 2026 révèle un schéma clair : la Russie avance, mais au rythme de quelques centaines de mètres par semaine, avec des coûts humains et matériels considérables. On est plus proche de l'enlisement que de l'accélération. La guerre d'usure reste le scénario dominant, sans rupture tactique majeure en vue pour les semaines à venir.
Quelles villes sont touchées par les combats en Ukraine actuellement ?
Front est : les batailles d'usure autour de Donetsk
La situation militaire en Ukraine aujourd'hui reste concentrée sur l'axe oriental. Tchassiv Yar, verrou stratégique sur les hauteurs dominant le Donbass, fait l'objet d'assauts russes quasi quotidiens depuis l'été 2025. Les forces ukrainiennes s'y accrochent, mais le périmètre défensif s'est rétréci de plusieurs kilomètres. Plus au sud, Pokrovsk — nœud logistique ferroviaire — subit une pression croissante, avec des combats signalés à moins de 10 km du centre-ville en février 2026.
Toretsk, encerclée sur trois flancs, connaît une situation critique. Dans l'agglomération de Donetsk, les lignes de front n'ont que marginalement bougé, mais les bombardements d'artillerie restent d'une intensité constante, rendant la vie civile impossible dans plusieurs quartiers périphériques.
Front sud et frappes en profondeur
Du côté de Zaporijjia, le front ukrainien est relativement stabilisé, sans percée majeure d'un camp ou de l'autre. Sur la rive gauche du Dniepr, les positions ukrainiennes établies fin 2023 se maintiennent sous un feu d'artillerie dense, sans possibilité réelle d'expansion.
Les frappes russes en profondeur visent méthodiquement les grandes villes éloignées du front. Kharkiv, deuxième ville du pays, reste la plus exposée en raison de sa proximité avec la frontière russe — des bombardements par bombes planantes y sont quasi journaliers. Odessa et Kiev subissent des salves régulières de missiles de croisière et de drones Shahed, ciblant en priorité les infrastructures énergétiques.
- Tchassiv Yar / Pokrovsk : combats terrestres actifs, progression russe lente mais continue
- Zaporijjia / rive gauche du Dniepr : lignes figées, guerre de positions
- Kharkiv : bombardements aériens quotidiens par bombes planantes
- Odessa et Kiev : frappes de missiles et drones sur les réseaux électriques et le réseau de chaleur
Le bilan du conflit russo-ukrainien en 2026 sur les infrastructures civiles est massif : plusieurs centrales thermiques ont été détruites ou gravement endommagées au cours de l'hiver, provoquant des coupures d'électricité prolongées pour des millions d'Ukrainiens. Cette stratégie d'attrition énergétique constitue désormais un axe central de l'offensive russe, parallèlement aux opérations terrestres dans le Donbass.
Bilan humain de la guerre en Ukraine en 2026 : les chiffres connus
Après quatre ans de conflit russo-ukrainien, le coût humain atteint des proportions inédites depuis 1945. Selon le Center for Strategic and International Studies (CSIS), les pertes militaires combinées approchent 1,8 million de victimes — tués, blessés et disparus confondus — et pourraient franchir la barre des 2 millions au printemps 2026.
Pertes militaires : des ordres de grandeur vertigineux
Côté russe, le CSIS estime entre 275 000 et 325 000 morts au combat, pour un total d'environ 1,2 million de casualties. L'état-major ukrainien avance un chiffre supérieur à 1,25 million de soldats russes mis hors de combat au 14 février 2026. Mediazona, média indépendant qui vérifie chaque décès par des sources ouvertes, confirme un bilan bien inférieur — preuve que seule une fraction des morts est documentée nominalement. Côté ukrainien, les estimations occidentales situent les pertes totales entre 500 000 et 600 000, dont 100 000 à 140 000 tués. Le ratio reste d'environ 2,5 contre 1 en défaveur de Moscou.
Victimes civiles et prisonniers de guerre
- Civils tués : le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme recense au moins 12 456 morts et 28 382 blessés entre février 2022 et fin 2024, dont 669 enfants. Le bilan réel est jugé nettement supérieur, de nombreuses zones restant inaccessibles.
- Échange de prisonniers : le 5 février 2026, 157 soldats ont été échangés de chaque côté lors du premier swap de l'année, négocié à Abou Dhabi en présence de médiateurs américains.
Ni Moscou ni Kiev ne publient de bilan officiel complet. Les données ukrainiennes sur les pertes russes servent aussi d'outil de communication, tandis que le Kremlin classe ses statistiques militaires. Seuls les recoupements entre sources indépendantes (Mediazona, BBC, CSIS, HCDH) permettent de dégager des ordres de grandeur fiables — sans jamais prétendre à l'exactitude.
Crise humanitaire sur les lignes de front : la situation des civils en 2026
Deux ans après le début des grandes offensives dans le Donbass, la situation militaire Ukraine aujourd'hui se lit aussi à travers le sort des populations civiles. Selon l'ONU, plus de 6,3 millions d'Ukrainiens restent déplacés à l'intérieur du pays en ce début 2026, un chiffre qui stagne faute de zones sûres où revenir.
Des villes piégées entre deux lignes de front
À Pokrovsk, Toretsk ou dans ce qu'il reste de Chasiv Yar, des milliers d'habitants refusent ou ne peuvent pas évacuer. Les plus âgés, souvent sans moyens de transport, survivent dans des sous-sols sans chauffage. Le conflit russo-ukrainien actualité 2026 rappelle chaque semaine que ces zones grises, ni totalement contrôlées par Kyiv ni par Moscou, concentrent les pires conditions de vie du continent européen.
Les centres d'accueil dans l'ouest du pays, saturés depuis 2023, fonctionnent aujourd'hui avec des budgets réduits. À Lviv, certaines structures hébergent trois fois leur capacité initiale. L'aide internationale, bien que maintenue, couvre à peine 60 % des besoins identifiés par l'OCHA.
Accès aux services essentiels : un bilan alarmant
- Électricité : les frappes répétées sur le réseau énergétique ont réduit la capacité de production nationale de 40 % par rapport à l'avant-guerre
- Eau potable : dans les oblasts de Donetsk et Zaporizhzhia, une personne sur trois n'a pas d'accès régulier à l'eau courante
- Soins médicaux : plus de 200 établissements de santé ont été endommagés ou détruits depuis février 2022, selon l'OMS
Les corridors humanitaires, quand ils existent, restent précaires. Le CICR et Médecins Sans Frontières opèrent sous escorte dans les zones proches du front ukrainien bilan 2026, avec des fenêtres d'accès de quelques heures seulement. La guerre Ukraine Russie dernières nouvelles font état de convois bloqués plusieurs jours aux checkpoints, un schéma devenu routinier dans cette offensive Ukraine mise à jour quotidienne qui ne laisse aucun répit aux civils pris entre les lignes.
Négociations de paix Russie-Ukraine en 2026 : où en sont les pourparlers ?
Depuis janvier 2026, le conflit russo-ukrainien est entré dans une phase diplomatique inédite. Des pourparlers trilatéraux réunissant les États-Unis, la Russie et l'Ukraine se sont tenus à Genève les 8 et 9 février, sous l'impulsion directe de l'administration Trump. Trois jours de discussions à huis clos, un communiqué commun d'à peine deux paragraphes : les résultats restent maigres, mais le simple fait que les délégations se soient assises à la même table marque une rupture avec deux années de blocage total.
La formule de paix ukrainienne face au réalisme américain
Volodymyr Zelensky a réaffirmé sa formule de paix en dix points, exigeant notamment le retrait complet des troupes russes et des garanties de sécurité contraignantes. Mais à Genève, Washington a poussé une approche plus pragmatique : gel des lignes de front actuelles, démilitarisation progressive d'une zone tampon de 30 kilomètres et report de la question de la Crimée. Zelensky a dénoncé l'absence de l'Union européenne à la table des négociations, qualifiant cette exclusion de « dangereuse pour l'architecture de sécurité du continent ».
Donald Trump, qui avait promis de mettre fin à la guerre Ukraine Russie « en 24 heures », a adopté un ton plus mesuré lors de la conférence de Munich 2026. Son envoyé spécial Keith Kellogg y a présenté un cadre en trois étapes — cessez-le-feu, négociations territoriales, intégration euro-atlantique partielle de l'Ukraine — sans calendrier précis.
Les obstacles à un cessez-le-feu
Plusieurs verrous empêchent toute avancée concrète sur le front ukrainien en ce début 2026 :
- Conditions territoriales : Moscou exige la reconnaissance de l'annexion des quatre oblasts (Donetsk, Louhansk, Zaporijjia, Kherson), ce que Kiev refuse catégoriquement
- Garanties de sécurité : l'Ukraine réclame un mécanisme comparable à l'article 5 de l'OTAN, que la Russie considère comme une ligne rouge absolue
- Confiance mutuelle : aucun mécanisme de vérification du cessez-le-feu n'a été accepté par les deux parties, rendant tout accord difficilement applicable sur le terrain
- Pression du calendrier : l'administration américaine vise un accord-cadre avant les midterms de novembre 2026, un horizon jugé irréaliste par la plupart des analystes européens
La situation militaire en Ukraine aujourd'hui reste donc suspendue entre une dynamique diplomatique naissante et des positions irréconciliables. Les prochaines semaines, avec la reprise annoncée des contacts à Istanbul mi-mars, diront si cette fenêtre d'opportunité se referme ou s'élargit.
Conséquences économiques du conflit pour l'Europe et la France en 2026
Deux ans après le choc initial sur les marchés énergétiques, le conflit russo-ukrainien continue de peser sur l'économie européenne, mais selon des mécanismes différents. Le gaz russe ne représente plus que 15 % des importations européennes contre 40 % avant 2022. Cette diversification a un coût : le GNL américain et qatari reste 20 à 30 % plus cher que le gaz par pipeline, et les prix de l'électricité en France oscillent encore autour de 65 €/MWh, loin des niveaux d'avant-guerre.
Réarmement : la facture s'alourdit
La guerre Ukraine Russie dernières nouvelles de ce début 2026 confirment une tendance lourde : les budgets de défense explosent. La France a porté ses dépenses militaires à 2,1 % du PIB dans la loi de finances 2026, soit 50 milliards d'euros. L'Allemagne dépasse désormais les 80 milliards. Ce réarmement industriel stimule certains secteurs — Thales, MBDA et Nexter tournent à plein régime — mais détourne des ressources qui auraient pu financer la transition écologique ou les services publics.
Inflation et prix alimentaires
L'inflation en France est retombée à 2,3 % début 2026, mais le front ukrainien bilan 2026 rappelle que la stabilité reste fragile. Les corridors céréaliers en mer Noire fonctionnent de manière intermittente, au gré des tensions militaires. Résultat : le prix du blé sur Euronext oscille entre 240 et 280 €/tonne, contre 200 € en moyenne avant le conflit.
- Énergie : facture gaz des ménages français encore supérieure de 25 % à 2021, malgré le bouclier tarifaire prolongé
- Défense : 2,1 % du PIB français consacrés aux armées, un record depuis la fin de la Guerre froide
- Alimentation : les exportations ukrainiennes de blé ont chuté de 35 % par rapport à leur niveau d'avant-guerre
- Industrie : les carnets de commandes de l'armement européen sont remplis jusqu'en 2030
La situation militaire Ukraine aujourd'hui n'offre aucune perspective de désescalade rapide. Pour l'économie française, cela signifie un effort budgétaire prolongé et des prix énergétiques structurellement élevés, deux réalités que les ménages subissent au quotidien dans leurs factures et leur pouvoir d'achat.
Analyse militaire : offensive russe et contre-offensive ukrainienne, quelles perspectives ?
La situation militaire en Ukraine aujourd'hui se lit d'abord à travers les chiffres de production. La Russie a atteint un rythme de 7 millions de munitions fabriquées en 2025, un volume rendu possible par le passage en économie de guerre et le soutien logistique nord-coréen et iranien — Pyongyang fournissant obus d'artillerie et personnel, Téhéran ses drones Shahed.
Côté ukrainien, la réponse passe par l'asymétrie technologique. La production nationale de drones FPV a explosé, dépassant le million d'unités sur l'année écoulée. L'aide occidentale reste le pilier de la défense : livraisons de systèmes anti-aériens Patriot et SAMP/T, formation de brigades selon les standards OTAN, fourniture de munitions à longue portée.
Trois scénarios pour le printemps 2026
- Offensive russe majeure : Moscou tente d'exploiter sa supériorité en volume de feu pour percer dans le Donbass ou vers Zaporijjia, au prix de pertes massives
- Stabilisation du front : les deux camps s'épuisent dans une guerre d'attrition où chaque gain se mesure en centaines de mètres
- Percée ukrainienne locale : grâce à la guerre électronique et aux frappes de précision, Kyiv neutralise des segments logistiques russes pour créer des brèches ciblées
Le facteur décisif du conflit russo-ukrainien en 2026 reste technologique. Les drones FPV ont transformé chaque tranchée en piège mortel, tandis que la guerre électronique — brouillage GPS, interception de communications — dicte désormais le tempo des opérations. La maîtrise du ciel à basse altitude, entre drones et défense anti-aérienne, déterminera qui prend l'initiative sur le front ukrainien dans les mois à venir.
Publié le 14 février 2026 • Par Thomas Martin